L'histoire de
Switch
2026.5.12 LofiO — first sketch
L’histoire de Lofi Switch commence par une pause déjeuner des plus ordinaires.
À cette époque, j’étais débordé : du travail qui ne finissait jamais, une pile de petites choses à régler, et pas mal de journées difficiles. À force de courir partout, ce petit espace que je me gardais pour moi a fini par disparaître sans que je m’en rende compte.
Puis un midi, j’ai voulu souffler un peu pendant la pause : j’ai mis mon casque et lancé une playlist que l’appli me recommandait. Ce qui est sorti, c’était ce genre de musique lente, sans voix, avec un léger grésillement de vinyle en dessous.
Au bout de quelques minutes, quelque chose de tendu dans ma tête depuis des semaines… a lâché. Pas de l’excitation, pas une grande « guérison » non plus ; juste une sensation de « pile comme il faut » que je n’avais plus connue depuis longtemps : lucide, mais sans tension ; détendu, mais sans somnolence.
Ah, ça s’appelle du lofi
Ce n’est que plus tard que j’ai appris que la chose qui m’avait apaisé avait un nom : le lofi.
Par curiosité, je suis allé chercher pourquoi « ça marche ». Les théories ne manquent pas : l’effet de masquage, la faible charge cognitive, les ondes alpha, l’activation du système parasympathique… Honnêtement, je serais incapable de dire lesquelles tiennent la route. Mais pour être franc, le pourquoi m’importe peu. C’est agréable et ça me détend ; ça me suffit.
Petit à petit, c’est devenu un duo fixe dans mes journées :
Le café contre la fatigue, le lofi contre la tension.
L’un me fait tourner plus vite, l’autre m’apaise.
Le hic, c’était de « le lancer »
Plus je l’écoutais, plus une petite chose me gênait :
« Mettre du lofi », en soi, ça a sa part de friction. Pas grand-chose, mais ça revient chaque jour : au réveil, dans les transports, en commençant à travailler, à midi, aux repas, en promenade, sous la douche, avant de dormir… mis bout à bout, ça devient une usure sourde.
Une fois, alors que j’allais justement m’asseoir pour me concentrer, j’ai voulu d’abord mettre un peu de lofi : déverrouiller le téléphone, ouvrir l’appli de musique, passer la pub, chercher « lofi », choisir une playlist, attendre le chargement… et quand la musique a enfin démarré, j’avais déjà oublié ce que je venais faire.
Je voulais m’en servir pour basculer dans un état, et rien que de « l’ouvrir » m’en avait déjà sorti.
Ce que je voulais, c’était un interrupteur
Pourquoi n’existait-il pas simplement ceci : tu appuies une fois, et c’est du lofi.
Sans fouiller dans les playlists, sans choix à faire, sans attente, sans se soucier de l’endroit. Comme l’interrupteur au mur : clic, et la lumière est allumée.
Tu appuies en commençant à travailler, et tu y es. Tu appuies dans les transports, et le bruit du dehors reste dehors. Tu appuies avant de dormir, et le corps et l’esprit se relâchent ensemble. Et idéalement, que tu puisses aussi appuyer dans un avion, pour que quelques turbulences ne t’inquiètent pas.
Le stress du travail et de la vie ne va pas disparaître pour quelques minutes de musique, je le sais bien. Mais l’humeur, elle, on peut lui donner un coup de main. Pour moi, cet interrupteur à lofi, c’est un peu comme un « stabilisateur d’humeur » que j’ai toujours sous la main.
J’ai cherché un moment sur internet, sans trouver l’interrupteur que j’avais en tête. Alors, autant le faire moi-même.
Avant la 1.0
Sur environ trois mois, je l’ai façonné petit à petit : d’une idée, à un prototype grossier, puis à quelque chose que j’utilise vraiment tous les jours.
La barre que je m’étais fixée :
Un geste. Deux secondes. Zéro décision.
Tu l’ouvres, et c’est du lofi.
Pas de sélection, pas de pub, ça marche sans réseau.
La 1.0 est presque prête. Je m’en sers tous les jours, et je l’ai même refilée à quelques amis.
J’espère qu’une fois Lofi Switch sorti, il rencontrera plus de gens comme moi : dans ces moments où l’on a besoin de se concentrer, de décompresser ou de s’endormir, tu appuies une fois, et c’est du lofi.